Pare-Vapeur

 

vbMaintenant que la température devient plus confortable à l’intérieur qu’à l’extérieur, c’est le bon moment de parler de la qualité de l’air ambiant de notre maison.  Commençons par les coupe-vapeur.  Concernant les coupe- vapeur, il y plusieurs approches.  Il y a déjà eu un gros effort pour promouvoir l’installation de coupe- vapeur dans les maisons.  Le Conseil National de recherches du Canada à travers la série R-0000 souligne très clairement l’importance des coupe- vapeur.   Depuis, bien des choses ont changé, et on porte un regard différent sur cette partie intégrale de tout type d’enveloppe de bâtiment.

Dans les années 70, il était clair que chauffage et courants d’air  formaient un tout, et que leur contrôle était la clé du confort  à l’intérieur.  Les coupe-vapeur aidaient à empêcher les pertes de cette chaleur si précieuse.  De nos jours la tendance des constructeurs de maison n’est plus vers un coupe-vapeur qui scelle complètement la maison.  Plusieurs des constructeurs maintiennent l’installation des coupe-vapeur sans toutefois former une barrière hermétique entre les  étages, ou du sous-sol au rez-de-chaussée.  Selon eux le bâtiment doit respirer, sinon, sceller hermétiquement avec des coupe-vapeur favorise le développement du syndrome du bâtiment malsain, ou, dans un moindre des cas, le développement d’un air intérieur non hygiénique. Combinez le scellage continu entre les coupe-vapeur, des tapis fabriqués de dérivés du pétrole, un mobilier à base d’agglomérés  et vous obtenez un air ambiant saturé en  composés organiques volatils (COV).  Quand vos coupe-vapeur scellent trop, ces gaz ne peuvent s’évacuer et l’air de la maison devient malsain.  D’ordinaire les constructeurs intègrent des systèmes mécaniques très simples dans les nouvelles maisons. L’option est pour le propriétaire de purifier l’air ambiant de sa maison en l’évacuant sur une base régulière.  Malheureusement, on ne peut dépendre entièrement sur les résidents pour contrôler la qualité de l’air.  Une autre raison qui explique la position des constructeurs concernant les coupe-vapeur.

C’est dans les bâtiments commerciaux que réside la solution. À l’intérieur de ceux-ci, les coupe-vapeur sont scellés de façon permanente, mais ils disposent de systèmes mécaniques sophistiqués et contrôlés.  Voilà la solution à des coupe-vapeur qui sont complètement scellés.   Votre système mécanique doit être adéquatement conçu et parfaitement contrôlé afin d’éviter une mauvaise qualité de l’air ambiant.  Pour bien contrôler la qualité de l’air du bâtiment, plusieurs pièces d’équipements additionnels sont requises.  D’abord, un échangeur d’air avec un dispositif de récupération de chaleur sera nécessaire.  Ceci permet au système de ventiler le bâtiment en récupérant l’énergie emmagasinée dans l’air avant d’évacuer celle-ci.  Ensuite vous aurez besoin d’un système de contrôle.  Tout ceci doit être intégré à même votre système mécanique et des senseurs de co2 devraient être installés dans toutes les zones qui sont contrôlées pour la qualité de l’air. Ceci est inclus dans la dernière édition du CCQ.

Afin de fournir un rendu adéquat aux demandes de climatisation résidentielle, on recommande de diviser votre maison en zones individuelles aussi nombreuses que possible.  Le problème reste le coût; ces systèmes mécaniques sophistiqués sont dispendieux et s’ajoutent aux frais déjà considérables de votre maison.  Pourtant, vous récupérerez la dépense de cet équipement haut de gamme en réduisant vos coûts de consommation énergétique sur toute la durée de vie de l’équipement.  Quand on fait le calcul, ces systèmes se remboursent à travers ce que vous épargnez, sans oublier un confort accru dans un environnement intérieur sain.

Si vous avez besoin d’un permis, appelle-nous; 514-839-3138.

Droit acquis

 

laurierLe droit acquis est le terme qui désigne les droits auxquels un immeuble est lié au moment de sa construction. Parfois on entend aussi le terme ‘clause grand-père’ qui réfère au droit acquis.   Notre paysage est rempli d’immeubles d’époques différentes.  Les lois applicables au moment de la construction changent avec le temps, ainsi, si vous habitez une ancienne maison avec des escaliers non conforment, à cause du droit acquis qui lie votre maison construite à une époque révolue, votre escalier, bien que dangereux, peut demeurer tel qu’il est.

Le code en bâtiment sous sa forme itérative actuelle se transforme pourtant en un instrument sujet à l’interprétation.  Puisque le code en bâtiment est une série de lois, le code lui-même est interprété comme loi et peut être argumenté en tant que tel.  On a alors recourt à la jurisprudence et cela ouvre la voie à l’interprétation des jugements par les consultants accréditeurs en cas de litige.

Je soulève ce point pour clarifier quelque chose que la plupart des gens ne comprennent pas.  Si vous êtes propriétaire d’un immeuble lié par un droit acquis, en y entreprenant des rénovations majeures, vous perdrez ce droit, et, par conséquent serez requis de rendre votre immeuble conforme aux règlements locaux et au code en bâtiment actuel.  C’est simple, si vous entretenez votre immeuble sur une base régulière, ça va.  À partir du moment où vous déplacez des murs et que vous proposez un nouvel escalier, vous ne pourrez pas construire celui-ci comme l’avait été l’ancien.  Vous serez soumis aux codes en bâtiment actuel pour la conception.

C’est essentiellement pour cette raison que bien des gens quittent de vieux immeubles pour des plus récents.  C’est tellement plus facile de construire à zéro plutôt que d’adapter un ancien immeuble aux nouvelles normes.  Ce phénomène pourrait être illustré comme un filtrage du parc immobilier. On remarque habituellement que les vieux immeubles sont filtrés pour se retrouver au bas du parc immobilier au fur et à mesure que leur design devient obsolète.

En ce moment, la plupart des quartiers résidentiels de Montréal connaissent l’effet inverse.  Ceux-ci sont en effet rénovés pour être revendus en tant que condos, trouvant preneurs au sein de familles prêtes à assumer les dépenses nécessaires à la conversion d’un vieil immeuble selon les normes requises. La valeur d’un pied-à-terre en ville rend ce phénomène possible. Ce type d’activité est source de tension dans les quartiers qui auparavant avaient une population démographique homogène et se retrouvent maintenant avec des familles de la classe aisée créant une pression sur les résidences avoisinantes de se rénover et poussant les résidents à plus faibles revenus à déménager.

La région métropolitaine de Montréal applique une politique claire de promotion du transport en commun et de taxe sur les automobilistes.  Le message est clair : les postes de péage permettant l’accès à la ville seront bientôt mis en place, comme dans la plupart des villes américaines et européennes d’ailleurs. Nous devrions tous utiliser le transport en commun.  Avec ce genre de politique, c’est le cœur de la ville qui est favorisée et on peut aisément prévoir les conséquences positives qui en découleront.  Le centre urbain de Montréal est un marché immobilier bouillonnant. Plusieurs courtiers immobiliers d’Europe et des U.S.A. sont bien établis sur cette scène urbaine montréalaise tant convoitée.  À l’échelle économique mondiale, il y peut d’économies aussi stimulantes que celle du Canada.

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Règles de design architectural Quebecois

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L’absolue majesté du paysage Quebecois et sa vaste étendue ne seront jamais surpassées par l’architecture. Par conséquent, au Quebec, l’architecture est hors de propos.  Je fais référence à l’architecture du point de vue design.  Eh, bien!  Cela étant dit, quoi de plus?  Cette règle ne pouvant être réfutée, ça nous laisse une architecture d’humilité.  Si vous êtes à concevoir une maison, celle-ci devrait être simple et modeste.  Elle ne devrait pas être la reproduction de quelque chose, ni être une pauvre copie ou une espèce de temple tape-à-l’œil.

Alors comment on procède?  On s’inspire du passé du Quebec.  On se tourne vers les étables, les maisons des vétérans de la deuxième Grande Guerre, les silos de grain, les gares de train, les fumoirs de poissons, les arénas de hockey, le design autochtone et par-dessus tout; la construction en BOIS.  C’est la chose qui est réellement à nous.   Le monde a de la Maçonnerie; le Quebec a du bois, beaucoup de bois, alors, célébrons-le.  Assurez-vous de ne pas en revêtir votre maison, sinon il deviendra un cauchemar d’entretien.  Sérieusement, utilisez-le pour construire votre maison et surtout, utilisez-le à l’intérieur de celle-ci.  Il n’y a rien de tel que des panneaux de vieux chêne autour du foyer ou une cuisine de bouleau, n’oublier pas les planchers de bois durs chauffant bien sûr.

Aujourd’hui on peut mixer les designs comme le ferait un DJ avec sa musique;  à la carte avec peu de résistance.  C’est curieux comme certaines personnes voient le style MODERNE comme une boîte minimaliste.  Comment ça peut être moderne quand cela fait plus de cent ans qu’on l’a inventée.  D’autre diront que le moderne mélange le paysage avec l’architecture, comme un recouvrement de plantes ou les toits verts, mais la encore, ça existe depuis toujours.  Les maisons Berm et la vigne ont fait légion bien avant que la tendance soit établie.  Comme vous l’aurez perçu, le design est comme la mode.  Ça vient, ça part et il n’y a à peu près rien qui soit réellement moderne.  Dans le cas où le moderne signifie quelque chose de nouveau.

Si votre maison doit dire quelque chose, elle devrait le faire en silence.  Vous et votre famille devriez être les seuls à tout dire, et vous devriez vous tenir hors de votre maison le plus souvent possible.  Bougez parce que vous le pouvez, et parce que si vous le pouvez, vous devriez le faire.   Travaillez votre cardio sans compter sur votre voiture, et surtout, préparez-vous un potager, jouez un peu dans la terre. En se détachant de cette terre, on perd peu à peu notre âme au profit de choses futiles et insignifiantes.

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Avez-vous besoin d’un permis

permis

Vous vous demandez peut-être quels sont les travaux résidentiels qui nécessitent un permis.  Voici quelques informations concernant les permis délivrés par la ville.  D’abord et avant tout, appelez la ville et décrivez-leur votre projet afin de vérifier si vous avez besoin d’un permis.

La plupart des travaux résidentiels tombent sous la catégorie de l’entretien.  La ville ne demande pas de permis pour l’entretien.   Prenons un exemple extrême d’entretien; vous avez un porche qui mène à votre porte d’entrée; il inclut des marches, un toit et une main courante.  Il s’est détérioré et vous projetez de le refaire à neuf tel qu’il est sans rien y changer.  Il s’agit d’un entretien et vous n’avez pas besoin d’un permis.  Supposons que vous en profitez pour en changer l’allure ou que vous modifiez la position des marches.  Vous  voudriez déplacer les marches du côté vers l’avant de l’entrée.  Ces modifications nécessitent un permis de la ville.  Vous devez soumettre des plans à la ville afin qu’elle puisse évaluer si vos changements respectent  les codes en bâtiments et les règlements municipaux.

Ces exemples  s’appliquent à la ville de Montréal, mais pas nécessairement à tous ses arrondissements.  Les arrondissements d’Outremont, Westmount, Mont-Royal, Vieux-Montréal et, à un degré moindre, Plateau Mont-Royal peuvent exiger un permis pour des travaux d’entretien.  Dans ces arrondissements changer les fenêtres peut nécessiter un permis.  J’ai pu constater qu’en faisant affaire  avec un fabricant reconnu, qui s’occupe aussi de l’installation, l’obtention d’un permis est rapide et n’exige à peu près pas de documentation.  De plus, dans ces arrondissements des  permis sont requis pour toute rénovation intérieure, même si on les considère comme de l’entretien.  Des règlements stricts régissent même le type de matériel utilisé pour la plomberie; par exemple, le fer forgé est la norme pour les tuyaux d’écoulement.

Les projets d’escaliers nécessitent presque systématiquement un permis.  Si vous soumettez des changements à un escalier, la ville voudra s’assurer que vos changements sont conformes avec le Code national du bâtiment (CCQ) et leurs amendements selon les secteurs.  Ceci s’applique aux escaliers intérieurs et extérieurs.  Construire un escalier sans respecter le Code peut être dans le pire des cas : dangereux, ou à tout le moins gênant.  C’est dans ces mesures que notre service tombe à point.

Vous devrez sûrement soumettre plus que des dessins pour obtenir un permis dans le cas de rénovations majeures.  Dans le cas d’une modification majeure  de votre façade, vous serez requis de faire évaluer le projet et  de le faire approuver devant un comité de quartier; toujours selon votre arrondissement.  Le CCU (Comité Consultatif d’Urbanisme) pourrait retarder vos projets de rénovations selon le calendrier de leurs réunions qui sont tenues à intervalles réguliers.  Si votre projet est refusé et des changements sont requis lors de la première réunion, vous devrez attendre, parfois jusqu’à 6 semaines, jusqu’à la prochaine réunion pour le resoumettre avec ses modifications.   Vérifiez l’horaire de votre CCU de quartier afin d’enligner vos plans avec celui-ci.

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